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Que lire - ou ne (surtout) pas lire - cet été sur la plage ?

22/07/2026

C'est l'été, le temps des vacances, ce temps souvent propice à la lecture. Alors que faut-il emporter sur la plage comme lecture apaisante, instructive ou distrayante ? Et quels ouvrages éviter pour ne pas gâcher ce temps de repos ? L'Avicca se livre à une première liste de suggestion de publications à lire ou à ne pas lire, voire à éviter à tout prix de lire. 

 

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Picto Avicca - Ulysse 1

Vous voulez vous détendre et éviter toute crispation ? Alors fuyez à tout prix le rapport de la " Mission relative aux perspectives d'évolution du dispositif de couverture ciblée du New Deal mobile ". Non seulement vous n'y apprendrez rien de plus sur le New Deal Mobile, vous n'y découvrirez toujours aucune évaluation financière de cet accord État/Arcep/opérateurs mobiles de 2018 (ce n'est pourtant pas faute de l'avoir réclamé à corps et à cris depuis des années), mais en plus, la lecture des solutions proposées - ou plutôt de LA solution proposée - à de quoi faire hurler la plus modérée des collectivités.

Alors que le sujet est de s'assurer que les principales promesses ont été tenues (la réponse est évidemment non, quoiqu'en dise le rapport) et que le cadeau fiscal fait aux opérateurs était proportionné aux investissements réalisés par ces derniers (l'examen de ce point essentiel est renvoyé à "plus tard"), l'IGEDD (Inspection générale de l'environnement et du développement durable) et le CGE  (Conseil général de l'économie) ont uniquement évalué à dire d'opérateurs les dernières "vraies" zones blanches (20 000 personnes...). Surtout, ils ont découvert LA solution : aux collectivités de payer la résorption de ces dernières zones blanches grâce à une offre commerciale élaborée par les opérateurs mobiles. Ceci étant précisé que ces derniers resteraient propriétaires des infrastructures payées par les collectivités !!! Les rédacteurs osent tout, "c'est même à ça qu'on les reconnaît !".

Le pire se trouve peut-être dans l'annexe 4 du rapport qui porte sur le parangonnage international. Non pas du fait du rédactionnel pour le coup, mais des informations très intéressantes que l'on peut y lire et qui n'ont pourtant pas retenu l'attention des auteurs. Ainsi, s'agissant de l'Allemagne, on découvre avec stupéfaction que sans dispositif zone blanche centre-bourg, sans New Deal Mobile à plusieurs milliards d'Euros d'argent public, les trois opérateurs mobiles allemands ont l'obligation de couvrir d'ici 2029 : 

        - 99,5 % de la surface du pays avec un débit de 50 Mbit/s ;
        - 99 % des foyers dans les municipalités peu peuplées avec 100 Mbit/s ;
        - les routes fédérales avec 100 Mbit/s ;
        - les routes départementales (Kreisstraßen) avec 50 Mbit/s.

Soit beaucoup plus que les objectifs de l'attribution des licences en France même en tenant compte du cadeau fiscal à plusieurs milliards du New Deal Mobile. Et le tout en rapportant de l'argent à l’État Allemand ! Visiblement, pas de quoi interroger les auteurs du rapport quant à leur approche du cas français...

Pour éviter de vous faire du mal, on ne vous donnera pas le lien du rapport.

 

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Picto 2 Avicca - Ulysse

Sans tambour ni trompette, l'Arcep publie sa nouvelle édition de "l’observatoire de la qualité des réseaux FttH.", profitant de la torpeur estivale de cet après "14 juillet".

Sans surprise, rien ou presque ne change. De l'aveu même du Régulateur, les indicateurs - pourtant édulcorés au possible - stagnent, y compris sur les réseaux intégralement repris. On devine à la lecture une certaine résignation de ses rédacteurs face à l'inertie des pratiques des opérateurs commerciaux. 

Pourtant, même si l'observatoire n'observe toujours que très à la marge les dégâts occasionnés aux réseaux FttH par les pratiques de raccordements des opérateurs, il y a quelques menues informations intéressantes à dénicher après lecture approfondie. Il en va ainsi du classement des taux de pannes par réseau, indicateurs fournis par les seuls OC et ne traitant que des pannes signalées à l'OI par l'OC. Ce taux ne reflète évidemment pas la réalité du terrain puisqu'un client peut avoir des pannes régulières sans que l'OC n'ouvre de ticket incident auprès de l'OI. Malgré cet artifice, l'observatoire ne parvient pas à masquer les taux anormalement élevés de pannes y compris sur les réseaux intégralement repris. Comme quoi l'Avicca avait parfaitement raison de dénoncer la mise à l'index des prétendus réseaux accidentogènes simplement pour éviter de pointer les pratiques des OCEN.

Idem s'agissant des échecs de raccordement, indicateurs une fois de plus délivrés par les seuls OCEN. Ce taux d'échecs augmente pourtant de 1,4% depuis le dernier observatoire de l'Arcep. Dix réseaux de plus ont un taux d'échecs supérieur ou égal à 11%.

S'agissant des rares indicateurs fournis par les OI, l'observatoire est également intéressant - bien que très partiel - à propos de la qualité des raccordements réalisés par les OCEN : le classement de ces derniers, d'une part, et le taux de malfaçons pour chacun d'entre eux, d'autre part, ne sont pas les mêmes sur les réseaux Altitude que sur les réseaux XP Fibre/SFR. Les OC auraient-ils des pratiques différentes en fonction des OI ? Ou sinon, est-ce que ce sont les OI qui n'ont pas la même approche de la qualité des réseaux ?

En ce qui concerne la reprise des malfaçons par les OCEN à la demande des OI, l'observatoire se veut rassurant : cela s'améliore pour tous les opérateurs, avec une très nette progression pour Free (qui partait de tellement bas...). Cependant, il manque deux indicateurs essentiels : les reprises de malfaçons par les opérateurs commerciaux engendrent fréquemment de nouvelles malfaçons. De plus, l'observatoire ne mesure que les taux de reprise sur les malfaçons non contestées par les OCEN. Or le diable se cache dans les détails : les contestations sont légions...

Le rapport est consultable ici : https://www.arcep.fr/fileadmin/cru-1784715722/user_upload/observatoire/qualite-FttH/juillet-2026/observatoire_qualite-reseaux-FttH_juillet2026.pdf

 

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Picto 3 Avicca- Ulysse

L'Observatoire Pix des compétences numériques a été récemment publié. Il est instructif à plus d'un titre mais également parfois inquiétant. Service public initié par le ministère de l’Éducation nationale, le GIP Pix évalue et certifie les compétences numériques des élèves. Surtout, les résultats à la maille de l'établissement et du territoire sont mis à disposition des collectivités. De quoi éclairer les décideurs publics et privés sur les stratégies à adopter pour lutter contre le décrochage numérique qui semble s'accentuer pour les lycéens. Lecture très importante donc, mais potentiellement anxiogène, surtout lorsque l'on connait le niveau de désengagement de l'Etat dans les politiques d'inclusion numérique... La Belle Alliance devrait prochainement lancer à nouveau une alerte à ce sujet !

L'Avicca a consacré un article à cet Observatoire Pix avec tous les liens nécessaires : 

 

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Picto 4 Avicca - Ulysse

A l'aune des derniers évènements climatiques, le rapport de la CNSP sur la résilience des réseaux est plus que jamais d'actualité. Six mois après les tempêtes de cet hiver, les poteaux gérés par l'opérateur historique et non réparés se comptent encore par centaines. Autant dire que tout ou presque reste à faire en matière de résilience. Le rapport de la CSNP ne se contente pas d'un constat, mais propose 24 recommandations dont certaines sont avant tout organisationnelles. 

A lire d'urgence pour mesurer l'ampleur du défi à relever... Et il faudra trouver comment dégager les moyens financiers nécessaires pour mettre certaines de ces recommandations en œuvre.

Voir :

 

 

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Picto 5 Avicca - Ulysse

Ouvrage incontournable s'il en est, le "Livret du quarantième anniversaire rugissant" de l'Avicca est et restera longtemps LA référence du numérique en France. Mais plutôt que d'être accusé de complaisance, citons quelques lecteurs laudatifs ou critiques :

Ariel T. " En toute objectivité, ce livret des 40 ans de l'Avicca est et restera longtemps LA référence du numérique en France. En toute objectivité. "

Sophie DB. " Il convient d'admirer l'extraordinaire composition graphique, parfaite alliance d'une créativité toujours intacte malgré les années et de la maitrise des outils d'IA. "

Patrick V. " Un exercice Ô combien difficile voire impossible à réaliser et qui pourtant a fini par prendre corps. Agréable à lire, n'omettant rien des grandes étapes de l'Avicca durant ces quarante années... Le défi a été brillamment relevé ! "

Patrick C. " En toute objectivité, ce livret des 40 ans de l'Avicca est et restera longtemps LA référence du numérique en France. En toute objectivité. "

Patrick D. "Bof, c'est une fois de plus de l'argent de gaspillé. Quand on pense au nombre de sachets de fraises Tagada que l'on aurait pu acheter à la place..."