« Les dépôts sauvages, c’est aussi une histoire de gros sous. Ils coûtent cher aux collectivités, alors même que les amendes et sanctions ne semblent pas assez dissuasives », alertait la Gazette des communes, dès 2020. Avec un million de tonnes de déchets abandonnés au bord des routes, dans les forêts voire juste devant les points de collecte, l’ADEME chiffre à 350 M€ le coût annuel de leur traitement, soit environ 60 000 euros par an et par commune. Une raison de chercher des solutions innovantes pour mieux détecter les dépôts sauvages, accélérer et automatiser les poursuites et amendes aux contrevenants. C’est ce qu’a résolument décidé de mettre en œuvre la Seine-et-Marne, probablement l’un des départements de France le plus touché par le phénomène du fait de sa proximité avec l’agglomération parisienne et de son territoire particulièrement étendu.
Concrètement, une quarantaine de communes ont testé une solution clé en main baptisée « Vizzia », grâce au Syndicat mixte Seine-et-Marne Numérique. Techniquement, une caméra filme à raison de 5 images par seconde une zone définie (urbaine, naturelle ou point d’apport volontaire). Ce « piège à photo » permet à la fois de comparer « pixel à pixel » l’image de la zone surveillée pour constater le dépôt sauvage et d’y associer la plaque d’immatriculation du véhicule présent sur site au même moment. Il est ensuite de proposé d’automatiser (avec une petite dose d’IA) et de suivre une procédure administrative engagée grâce au pouvoir du maire (article L541-3 du Code de l’Environnement : pollueur-payeur). Résultat : les 40 communes tests ont souhaité poursuivre. C’est ce retour d’expérience encourageant que viendront présenter le directeur du SMO et le responsable d’INEO INFRACOM, le 17 novembre, à 15h45. Un focus où tout est à garder et rien à jeter !